40è Journée de la terre en Palestine / Historique + video

Publié le par Admin

40è Journée de la terre en Palestine / Historique + video

Le 29 février 1976, le gouvernement travailliste israélien annonce la confiscation de 25000 dunums (2500 ha) de terres appartenant à des villages palestiniens de Galilée.

Le 30 mars a lieu une grève générale de protestation contre cette spoliation qui marque la discrimination entre Israéliens juifs et palestiniens. Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza s'y associent.

L'armée réprime brutalement notamment à 20 km au nord de Nazareth. Le bilan est de 6 morts, des centaines de blessés et des centaines d'arrestations.

Chaque année, le 30 mars, les Palestiniens israéliens, des territoires occupés, des camps de réfugiés dans les pays arabes commémorent cette tragédie en en faisant la Journée de la terre.

Cette logique de confiscation des terres a conduit progressivement les Arabes israéliens à se découvrir, comme les autres palestiniens, victimes du même processus de dépossession qui ne se poursuit pas seulement dans les Territoires occupés mais en Israël même, en Galilée et au Neguev.

International Solidarity Movment

Epuration ethnique planifiée et continue

Depuis 1948, près de 500 villages palestiniens ont été détruits, et leurs terres confisquées. Le gouvernement israélien (travailliste) avait entrepris un vaste plan de "judaïsation de la Galilée".
Ce projet fut élaboré par Joseph Nahmani (1953) qui l'adressa à Ben Gourion (Premier ministre de 1948 à 1963).

Bien que la Galilée occidentale ait été occupée, elle n'a toujours pas été libérée de sa population arabe, ainsi que cela s'est produit dans d'autres parties du pays. Il y a toujours 51 villages et la ville de Nazareth dont les habitants ne sont pas partis.

En tout, il y a là 84.000 Arabes, sans compter Saint-Jean d'Acre, qui contrôlent 929.549 dunums (unité de mesure au Moyen-Orient, 1 dunum = 1000 m2), l'existence même d'un groupe arabe homogène dans cette partie du pays est une invite aux Etats arabes à avancer leurs revendications sur cette région (...). Il est donc essentiel de disloquer cette concentration d'Arabes au moyen de colonies juives (...)"

Plan de Joseph Nahmani

Le "transfert"

L'idée de "transfert" de population par l'expulsion des Palestiniens et l'implantation de Juifs, a été envisagée dès 1937 lors du congrès sioniste de Zurich. Il s'agit bien d'une colonisation de remplacement planifiée.

Un voisin éloigné vaut mieux qu'un ennemi proche. Je n'ai jamais pensé que le transfert se fasse aux abords de Sichem (actuelle Naplouse). Je croyais et je continue à croire qu'il s'agit de les transférer vers les autres pays arabes".

Berl Katznelson

La résistance palestinienne

Bien que sévèrement réprimée, la résistance palestinienne n'a jamais cessé pour imposer le droit des Palestiniens à l'autodétermination, le droit de retour des réfugiés en Palestine, la fin des discriminations entre Israéliens juifs et palestiniens par l'égalité citoyenne.

... et la solidarité internationale

La question palestinienne comme situation centrale concentrant les affres des politiques coloniales et impérialistes a toujours bénéficié de la solidarité internationale. Depuis 2005, la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) se diffuse parce que le coût des crimes de guerre et des violations du droit internationale permettent de conduite les Etats comme aux citoyens israéliens à trouver le chemin d'une solution juste pour les Palestiniens spoliés et opprimés.

Film "La terre parle arabe" de Maryse Gargour

40è Journée de la terre en Palestine / Historique + video40è Journée de la terre en Palestine / Historique + video

Publié dans Solidarité, Palestine

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article