Requête auprès de la CEDH des boycotteurs d'Israël / retour sur une affaire politique

Publié le par Admin

Requête auprès de la CEDH des boycotteurs d'Israël / retour sur une affaire politique

Des militants de la Campagne internationale BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), BDZ (Boikot, Desinbertsio eta zigorren Kanpaina) euskaraz, viennent de déposer une requête auprès de la CEDH (Cour Européenne des Droits de l'Homme) après la confirmation par la Cour de Cassation de leur condamnation en appel à Colmar. (lire les détails dans le communiqué de leurs avocats). Ils entendent défendre le boycott comme une liberté d'expression politique.

En cela, cela nous intéresse tous.

C'est l'occasion de faire le point des positions des politiques, de Michèle Alliot-Marie au Parti Socialiste .

Au commencement il y eut Michèle ALLIOT-MARIE

Tout a commencé en février 2010, un an après la guerre de Gaza qui causa la mort de plusieurs milliers de Palestiniens dont plus de 500 enfants et laissa des milliers de survivants sévèrement mutilés et handicapés. Face au développement de la Campagne BDS, amplifiée à cette triste occasion, les partisans français de la politique colonialiste d'Israël ont commencé leurs pressions.

La première de leurs cibles est haut placée. Elle a laissé son fauteuil de maire de Saint-Jean-de-Luz à sa nomination comme ministre de la Justice, garde des Sceaux.

Lors d'un dîner du CRIF de Bordeaux (Conseil Représentatif des Institutions Juives), elle cède.

« Le CRIF est un interlocuteur essentiel de l’Etat », dans un esprit qui est toujours celui de l’intérêt général. (Sic! NDLR)

Elle a condamné toutes les formes de boycott de produits cacher et israéliens et donné instruction pour que le parquet fasse preuve de plus de fermeté.

Source le CRIF après le dîner

Quelques pressions supplémentaires après, une circulaire qui porte désormais son nom sera envoyée aux procureurs généraux par son Directeur des affaires criminelles (sic!) (et des grâces) leur demandant de poursuivre les boycotteurs d'Israël, et seulement ces boycotteurs-là. Discrimination politique!

Ce sera fait ici et là mais pas partout, le pouvoir qui veut donner des gages à Israël ne peut pas s'attaquer à tous ses citoyens boycotteurs sans risquer des problèmes. Quand même!

La plupart des boycotteurs seront relaxés jusqu'au 20 octobre 2015, date à laquelle la Cour de cassation confirme la condamnation par la Cour d'appel de Colmar de 12 militants BDS et l'inscrit au bulletin pour en faire un arrêt de référence.

Le PS, soutien indéfectible de l'oppresseur israélien

Le Parti Socialiste ne tarde pas à faire dans la surenchère.

Cela commence par cette tribune scélérate dans le monde en novembre 2010, et des premiers mensonges distillés notamment sur la haine d'Israel supposée et l'antisémitisme supposé, jamais retenus par les juges.

Martine Aubry, première secrétaire du PS, présentée aujourd'hui comme la chef de file des frondeurs, est écartée de la tribune ci-dessus, pour des raisons politiciennes (élection de 2012). Qu'à cela ne tienne, ce même mois de novembre 2010, elle fait une déclaration fracassante, au dîner du CRIF, de Lille cette fois.

Quand une partie de sa majorité municipale (PCF et EELV) se désolidarise de son intervention, elle croit utile de ré intervenir dans la presse régionale au cas où le Crif-Lille n'aurait pas compris qu'elle aussi soutient totalement l'Etat Israël qui viole depuis 70 ans le droit international, commet moultes crimes et prive les Palestiniens des leurs libertés fondamentales.

Lorsque le PS accède au pouvoir en 2012, cela va aller crescendo. Nous aurons droit aux déclarations aussi enflammées que mensongères du Premier ministre (haine et antisémitisme). Impardonnable!

Le soutien des peuples opprimés a toujours été un droit en France. Il était autrefois défendu par la gauche. La Palestine ne sera pas l'exception.

Les pouvoirs publics doivent changer d'attitude", vis-à-vis de ces manifestations qui participent, selon lui, d'un "climat nauséabond", a estimé le Premier ministre devant Les Amis du Crif

Valls chez "les amis du CRIF"

Une stratégie perdante

Mais le CRIF et ses associés en demande toujours plus : l'interdiction de la Campagne BDS et des associations qui appellent au boycott.

Les conditions de dictature ne sont pas réunies pour brider à ce point les libertés.

Difficile de voir comment le Parti Socialiste, devenu meilleur supporter de l'Etat criminel de guerre, toxique et ridicule, va se sortir de ce pétrin qui lui coûte des milliers et des milliers de voix.

Quand Mgr Gaillot appelle à l'insoumission

La Campagne BDS continue. Ici, par exemple, la vidéo du rassemblement de soutien à Hasna, arrêtée parce qu'elle portait un t-shirt "boycott Israël" et appelée à comparaître lundi 14 mars à Paris, donne la parole à Mgr Gaillot, Me Cochain et à des militants. Le combat pour la liberté de boycotter continue, et il n'y a pas de meilleur moyen de la faire que de l'exercer.

Notre liberté politique vaut mieux que leur soumission

Dans de nombreux partis politiques il y a des élus qui bloquent toute solution pour une paix juste et honnête entre Israel et les Palestiniens. Dans ces même partis il y des élus épris de justice et de paix. Il y a d'autres partis qui sont plus marqués pour une solution à ce conflit qui en génère tant d'autres.

La censure de la Palestine et la criminalisation du boycott d'Israel, sont révélateurs d'un gouvernement de plus en plus autoritaire et liberticide.

Aux électeurs de faire le choix de la liberté et de la justice. Pour la Palestine et pour le reste.

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